Après plusieurs mois d’accalmie, le crédit immobilier redevient plus cher à la rentrée. En cause : l’OAT à 10 ans, la référence de la dette française, qui a franchi la barre des 4 %, son plus haut niveau depuis la mi-2009. Une hausse qui se répercute directement sur les barèmes des banques, alors même que la Banque centrale européenne (BCE) a maintenu ses taux directeurs inchangés.
Un plus haut pour la dette française depuis 2009
L’OAT à 10 ans (obligation assimilable du Trésor) sert de référence pour fixer le coût auquel l’État français emprunte, et par ricochet, celui auquel les banques se financent. Son franchissement du seuil des 4 % ne s’explique pas par un resserrement de la politique monétaire européenne, la BCE ayant opté pour le statu quo lors de sa dernière réunion. Deux autres facteurs sont pointés du doigt par les analystes : une pression inflationniste qui reste persistante en zone euro, et une prime de risque propre à la France, alimentée par l’inquiétude des marchés face à une trajectoire budgétaire jugée incontrôlée.
Ce que cela change pour les emprunteurs
Conséquence directe : les taux de crédit immobilier repartent à la hausse depuis la mi-août, après une période de stabilité déjà observée sur le marché de l’immobilier ancien. Les courtiers relèvent en ce début septembre :
- Environ 3,3 % en moyenne sur 15 ans ;
- Environ 3,4 % à 3,5 % sur 20 ans ;
- Environ 3,5 % à 3,6 % sur 25 ans, la durée la plus demandée par les jeunes ménages.
De fortes disparités régionales subsistent : l’Île-de-France et les Pays de la Loire restent les mieux placées, avec des taux négociés autour de 3,12 % sur 25 ans pour les meilleurs dossiers, quand la Corse et la région PACA affichent les conditions les plus élevées du pays.
Comment limiter l’impact sur son dossier
Dans ce contexte moins favorable, la qualité du dossier de l'emprunteur redevient déterminante pour obtenir un taux compétitif. Un dossier de crédit bien préparé, avec un apport personnel solide et une mise en concurrence de plusieurs établissements, permet encore de limiter la casse. Les courtiers recommandent également d’anticiper : les prochaines semaines pourraient voir la tendance haussière se confirmer si la prime de risque française ne se détend pas.
Une pression qui s’ajoute à d’autres postes de dépense
Cette remontée du coût du crédit intervient alors que les ménages français font déjà face à d’autres hausses, comme celle du prix repère du gaz entrée en vigueur début septembre. Pour beaucoup de foyers, l’addition de ces différentes hausses complique un peu plus les arbitrages budgétaires de la rentrée.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que l’OAT à 10 ans et pourquoi influence-t-elle les taux immobiliers ?
L’OAT à 10 ans est le taux auquel l’État français emprunte sur les marchés à dix ans. Les banques s’appuient sur ce taux de référence pour fixer le coût de leurs propres crédits, notamment immobiliers.
Pourquoi les taux montent-ils alors que la BCE n’a pas relevé ses taux directeurs ?
La hausse actuelle s’explique surtout par une prime de risque spécifique à la France, liée aux inquiétudes des marchés sur la trajectoire budgétaire du pays, et non par une décision de politique monétaire de la BCE.
Faut-il reporter son projet immobilier face à cette hausse ?
Pas nécessairement : la hausse reste pour l’instant modérée. Un dossier solide, un apport conséquent et une comparaison des offres bancaires permettent souvent d’obtenir encore des conditions correctes.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale




















