Depuis le 1er septembre 2026, la facturation électronique est obligatoire dans les échanges entre entreprises assujetties à la TVA, une réforme qui concerne plus de 10 millions d’acteurs économiques en France. Mais une étude OpinionWay pour Tiime, menée auprès de 607 dirigeants de TPE et d’indépendants, révèle que la moitié d’entre eux n’ont toujours pas choisi leur plateforme agréée. Autrement dit, le texte est entré en vigueur, mais son appropriation sur le terrain reste encore très partielle.
Une réforme entrée en vigueur, mais encore mal maîtrisée
Selon l’étude, 86 % des dirigeants de TPE ont entendu parler de la réforme, mais seuls 35 % en connaissent précisément le contenu : plus de la moitié navigue entre connaissance floue et simple exposition médiatique. Sur le terrain, l’équipement reste en retard puisque 54 % des entreprises interrogées n’ont aucun logiciel de facturation dédié, et 42 % de celles qui en possèdent un ignorent s’il est compatible avec les nouvelles obligations. Résultat : seuls 25 % des dirigeants ont déjà choisi leur plateforme agréée, tandis que 50 % prévoient de s’en occuper après l’échéance de septembre et 37 % attendront encore plus longtemps.
Ce flou technique touche particulièrement les plus petites structures, souvent les mêmes qui peinent déjà à s’y retrouver dans les démarches administratives au moment de lancer leur entreprise.
Ce que la loi impose concrètement
Le calendrier de la réforme se déroule en deux temps :
- 1er septembre 2026 : obligation de réception des factures électroniques pour toutes les entreprises, et obligation d’émission pour les grandes entreprises et les ETI
- 1er septembre 2027 : obligation d’émission étendue aux PME et microentreprises
Concrètement, chaque entreprise doit pouvoir recevoir ses factures au format électronique via une plateforme agréée par l’État, et transmettre certaines données de transaction à l’administration fiscale. L’objectif officiel est double : simplifier à terme la gestion administrative des entreprises et lutter plus efficacement contre la fraude à la TVA, un chantier qui s’inscrit dans un mouvement plus large de digitalisation des obligations des entreprises, comme le montre déjà l’essor de l’intelligence artificielle dans les entreprises françaises.
Entre fatalisme et opportunité : le sentiment des dirigeants
Sur le plan psychologique, l’accueil réservé à la réforme reste mitigé : 77 % des dirigeants expriment de l’indifférence, du fatalisme ou de l’opposition, contre seulement 7 % qui se disent enthousiastes. Deux tiers redoutent un alourdissement administratif, quand 20 % seulement y voient une opportunité de moderniser leur gestion. Quand vient le moment de choisir un prestataire, la facilité d’utilisation prime pour 55 % des dirigeants, et près d’un sur deux (48 %) consulte en priorité son expert-comptable avant de trancher. Le prix médian que les TPE sont prêtes à payer pour ce service tourne autour de 5 euros par mois — un budget à mettre en perspective avec d’autres réformes réglementaires qui pèsent sur les entreprises et les ménages, à l’image du crédit à la consommation, également révisé cette année.
Questions fréquentes
Qui est concerné par la facturation électronique obligatoire ?
Toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent, depuis le 1er septembre 2026, être en mesure de recevoir des factures électroniques. L’obligation d’émission s’applique d’abord aux grandes entreprises et ETI, puis aux PME et microentreprises à partir du 1er septembre 2027.
Que se passe-t-il si une TPE n’a pas encore choisi de plateforme ?
Elle doit malgré tout être en capacité de recevoir des factures électroniques dès maintenant. Pour l’émission, les plus petites structures ont jusqu’en septembre 2027, mais l’étude montre que la moitié des dirigeants attendent après l’échéance pour s’organiser.
Combien coûte une plateforme de facturation électronique agréée ?
Selon l’étude OpinionWay pour Tiime, les TPE et indépendants interrogés évoquent un budget médian attendu d’environ 5 euros par mois, la facilité d’utilisation restant leur critère de choix numéro un.
Sources
Tiime (étude OpinionWay), Fiduciaire Yadan et Indy.
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale





















