Pendant plus de deux siècles, personne n’avait réussi à percer le secret d’une lettre militaire rédigée en code par l’état-major de Napoléon en 1809. Il a fallu quelques heures à un modèle d’intelligence artificielle pour y parvenir. Conservée au Service historique de la Défense, au château de Vincennes, cette missive codée détaillait des positions de troupes françaises et résistait depuis sa découverte à toutes les tentatives de décryptage manuel.
Une énigme vieille de deux cents ans enfin résolue
La lettre, adressée à l’un des généraux de Napoléon, appartient à un vaste ensemble de correspondances militaires et diplomatiques chiffrées par l’armée française au XIXe siècle. Historiens et cryptographes savaient qu’elle contenait des informations stratégiques, mais le code employé avait jusque-là déjoué toutes les méthodes classiques de déchiffrement. Les archives du château de Vincennes conservent des milliers de documents similaires, dont une partie reste illisible faute d’outils capables de traiter ce volume en un temps raisonnable.
Comment l’IA a réussi là où des décennies de travail avaient échoué
C’est un ingénieur en intelligence artificielle, Carter Church, qui a mis un modèle au défi de s’attaquer au texte codé. Le résultat a surpris jusqu’aux spécialistes du dossier : la lettre a livré son contenu en à peine six heures, contre des années de tentatives infructueuses par le passé. Cette percée s’inscrit dans le projet « Back in Time », qui réunit historiens, cryptographes et spécialistes de l’IA autour de l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique, pour mettre au point un outil dédié à la transcription et au déchiffrement des correspondances codées anciennes.
Une méthode qui pourrait transformer la recherche historique
Au-delà de l’anecdote napoléonienne, les chercheurs insistent sur la portée de la méthode. Automatiser la lecture de corpus entiers de documents chiffrés rend possibles des travaux jusqu’ici impraticables à l’échelle humaine, et change concrètement les conditions de la recherche en archives. Ce type d’application concrète illustre aussi l’essor des usages de l’intelligence artificielle bien au-delà des seuls cas d’usage industriels, dans des domaines où on ne l’attendait pas forcément.
Le mouvement rejoint d’ailleurs une tendance de fond observée en France, où l’adoption de l’intelligence artificielle par les entreprises françaises a nettement progressé ces derniers mois. Les pouvoirs publics accompagnent aussi cette dynamique : le soutien de l’État à l’innovation technologique vise justement à faire émerger des outils et des équipes capables de porter ce type de projet jusqu’au bout.
- Un déchiffrement qui prenait autrefois des années peut désormais se faire en quelques heures
- Des milliers de documents militaires et diplomatiques chiffrés pourraient devenir lisibles
- Le projet « Back in Time » associe historiens, cryptographes et ingénieurs en IA
- La méthode pourrait s’appliquer à d’autres fonds d’archives en France et à l’étranger
Cette avancée vient aussi rappeler que les grandes découvertes patrimoniales ne viennent pas toujours de nouvelles fouilles ou de nouveaux fonds : elles peuvent surgir d’archives déjà connues, relues avec de nouveaux outils. Un peu à l’image des autres avancées françaises récentes dans la recherche scientifique, à l’instar de la première sortie spatiale réalisée par une astronaute française, qui montre elle aussi comment la France mobilise aujourd’hui la technologie pour explorer des territoires inédits, qu’ils soient spatiaux ou patrimoniaux. Le sujet reste suivi de près par les passionnés de patrimoine et d’histoire, qui voient dans cette affaire un cas d’école.
Questions fréquentes
Qui a déchiffré la lettre codée de Napoléon ?
C’est Carter Church, un ingénieur en intelligence artificielle, qui a utilisé un modèle d’IA pour percer le code de cette lettre militaire conservée au château de Vincennes, restée illisible depuis plus de deux cents ans.
Combien de temps a pris le déchiffrement de la lettre ?
Le modèle d’intelligence artificielle a livré le contenu de la lettre en environ six heures, alors que le code avait résisté à toutes les tentatives de déchiffrement manuel depuis le XIXe siècle.
Quelles autres archives pourraient bénéficier de cette technique ?
Le projet « Back in Time », porté avec l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique, vise à transcrire et déchiffrer d’autres correspondances militaires et diplomatiques codées conservées dans les fonds d’archives français.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale




























