Immobilier ancien en France : ralentissement confirme, taux stables et ecarts de prix records en 2026

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Rue residentielle francaise avec panneau immobilier a vendre
Marche immobilier ancien en France en 2026
Temps de lecture :4 Minutes, 10 Secondes

Le marché de l’immobilier ancien change de visage en France en 2026. Après plusieurs trimestres de reprise, les notaires et les principaux courtiers observent un net coup de frein sur les ventes, tandis que les taux de crédit se stabilisent à un niveau plus élevé qu’en 2023-2024. Résultat : des situations très contrastées selon les régions, où certains marchés continuent de grimper quand d’autres décrochent franchement.

Un marché qui ralentit, mais qui reste actif

Selon les données croisées des Notaires de France et de l’Insee, environ 949 000 transactions ont été enregistrées dans l’ancien sur les douze mois précédant fin mai 2026. C’est un niveau historiquement élevé, mais la progression sur un an n’est plus que de +5,7 %, soit deux fois moins qu’il y a trois mois. Les professionnels du secteur anticipent désormais un repli du volume de ventes de l’ordre de 5 à 6 % sur l’ensemble de 2026 par rapport à 2025.

Côté prix, la tendance reste haussière mais mesurée : +0,2 % sur trois mois au premier trimestre 2026 au niveau national, d’après les données notariales. Un chiffre qui masque toutefois d’importantes disparités locales, sur lesquelles nous revenons plus bas.

Des taux de crédit qui se stabilisent, à un niveau plus haut

Le baromètre du courtier CAFPI pour juillet 2026 montre des taux moyens de 3,17 % sur 15 ans, 3,31 % sur 20 ans et 3,42 % sur 25 ans, les meilleurs profils empruntant respectivement à 3,00 %, 3,10 % et 3,20 %. Après une séquence de hausse amorcée au printemps, les variations mensuelles ne sont plus que de un à deux points de base, signe d’une stabilisation.

Cette stabilisation intervient dans un contexte monétaire particulier : la Banque centrale européenne a relevé ses trois taux directeurs de 25 points de base le 11 juin 2026, une première hausse notable depuis plusieurs années, avant de marquer une pause lors de sa réunion du 23 juillet 2026. Le taux de la facilité de dépôt s’établit désormais à 2,25 %, celui des opérations principales de refinancement à 2,40 %. Cette remontée fait suite à un pic d’inflation en zone euro, revenue à 2,8 % en juin après un pic à 3,2 % le mois précédent, sous l’effet des prix de l’énergie.

Pour les emprunteurs, la conséquence concrète est double : le coût du crédit reste sensiblement plus élevé qu’il y a trois ans, mais l’absence de nouvelle hausse rapide permet aux ménages et aux courtiers de mieux anticiper leurs plans de financement.

Des écarts de prix jamais aussi marqués entre territoires

Une étude du réseau ERA Immobilier, relayée par MySweetImmo, souligne que les écarts de prix entre régions n’ont jamais été aussi importants qu’au premier semestre 2026. Certaines métropoles, comme Aix-en-Provence, enregistrent au contraire de nouvelles hausses tant à l’achat qu’à la location, portées par une demande locale toujours forte.

À l’inverse, plusieurs stations balnéaires ne parviennent plus à maintenir leurs niveaux de prix records atteints après la crise sanitaire : la ruée vers les côtes, très marquée jusqu’en 2023, s’est nettement essoufflée, et les prix y reculent désormais dans plusieurs secteurs.

Ce que cela change concrètement pour vendeurs et acheteurs

  • Les vendeurs doivent ajuster leurs attentes de prix : la négociation redevient la norme dans un marché moins tendu.
  • Les acheteurs disposent d’un peu plus de marge de choix et de délai, notamment dans les zones où l’offre s’étoffe.
  • Le coût du crédit stabilisé permet de mieux planifier un projet, sans attendre une hypothétique nouvelle baisse rapide des taux.
  • Les zones littorales autrefois très prisées deviennent parfois plus accessibles, un point à surveiller pour un achat résidence secondaire.

Pour un projet d’achat ou de vente, il reste utile de comparer plusieurs simulations de financement bancaire, tout comme d’anticiper d’éventuels travaux de rénovation ou un projet de décoration et d’aménagement une fois le bien acquis.

Questions fréquentes

Les taux de crédit immobilier vont-ils encore augmenter en 2026 ?

Les courtiers évoquent des variations désormais très limitées (1 à 2 points de base par mois). Une dernière hausse des taux directeurs de la BCE est anticipée d’ici la fin de l’année, probablement en septembre, ce qui pourrait entraîner un léger ajustement des taux de crédit.

Pourquoi le marché de l’ancien ralentit-il alors que les prix montent encore ?

Le nombre de ventes progresse moins vite qu’auparavant car les acheteurs, plus attentistes, prennent davantage de temps pour décider, tandis que la capacité d’emprunt reste contrainte par des taux plus élevés qu’en 2021-2022. Les prix, eux, continuent de progresser légèrement dans plusieurs zones où la demande dépasse toujours l’offre disponible.

Pourquoi les prix baissent-ils dans certaines stations balnéaires ?

Après un engouement très fort pour les résidences secondaires côtières entre 2020 et 2023, la demande s’est nettement recentrée sur les grandes métropoles et leur périphérie, ce qui réduit la pression sur les prix dans plusieurs secteurs touristiques.

Sources

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