La confiance des ménages français ne parvient toujours pas à se redresser. Selon l’enquête mensuelle de conjoncture publiée par l’Insee le 24 septembre 2026, l’indice qui mesure le moral des consommateurs reste bloqué à 86 points, très en dessous de sa moyenne de longue période fixée à 100. Un niveau qui n’a quasiment pas bougé depuis l’été et qui traduit une lassitude durable face à la situation économique.
Un indice qui stagne depuis l’été
L’indice de confiance des ménages avait pourtant connu des variations plus marquées au fil de l’année : il culminait à 92 points en février 2026, avant de chuter à 82 en mai. Depuis sa remontée à 86 points en juillet, il n’a plus bougé, signe que les Français ne perçoivent aucune amélioration tangible de leur situation depuis trois mois. Cette stabilité dans le rouge inquiète les économistes, qui y voient le symptôme d’un attentisme durable plutôt qu’un simple accident de conjoncture.
Le pouvoir d’achat, principal point noir
La note de conjoncture de l’Insee du 10 septembre 2026 apporte un éclairage sur cette morosité persistante : pour la première fois depuis 1993, les revenus du travail devraient progresser moins vite que les prix, avec un pouvoir d’achat en recul de 0,4 % sur l’ensemble de l’année 2026. Contrairement à 2025, où un repli similaire touchait surtout les revenus du capital, celui de cette année concernerait cette fois une large partie des ménages salariés.
L’inflation, attendue à 2,1 % sur l’année selon l’Insee, pourrait même se rapprocher des 3 % d’ici la fin 2026. Les produits alimentaires sont particulièrement concernés, notamment les légumes frais dont les récoltes ont souffert des épisodes de canicule. À cela s’ajoute la hausse du prix du gaz, qui pèse mécaniquement sur les factures des foyers à l’entrée de l’automne.
L’épargne, un refuge qui s’effrite légèrement
Autre signal à surveiller : après avoir résisté en août, le climat de l’épargne s’est dégradé en septembre, reculant de quatre points à 121. Il reste toutefois nettement au-dessus de sa moyenne de long terme, preuve que les ménages continuent à mettre de l’argent de côté par précaution plutôt que de consommer. Ce réflexe d’épargne de précaution s’observe aussi ailleurs : certains Français se tournent vers des valeurs jugées plus sûres, comme en témoigne l’engouement récent pour l’or comme valeur refuge.
Un marché du travail qui n’aide pas
La dégradation du moral des ménages s’explique aussi par un marché du travail moins porteur : le taux de chômage atteignait 8,3 % de la population active au deuxième trimestre 2026. Ce climat incertain freine également les projets de financement des particuliers, dans un contexte où le crédit immobilier redevient plus coûteux à la rentrée.
Ce que cela change concrètement
- Les arbitrages budgétaires se resserrent, en particulier sur l’alimentation et l’énergie.
- L’épargne de précaution reste privilégiée malgré son léger recul en septembre.
- Les grands projets (achat immobilier, gros travaux) sont davantage reportés ou réévalués.
- La vigilance sur les prix devient un réflexe durable plutôt qu’un comportement ponctuel.
Pour suivre l’ensemble de ces évolutions au fil des semaines, retrouvez toute l’actualité économique ainsi que nos analyses sur la banque, finance et crédit et sur l’immobilier.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que l’indice de confiance des ménages de l’Insee ?
C’est un indicateur mensuel construit à partir d’une enquête auprès des ménages français sur leur perception de la situation économique générale, de leur niveau de vie futur et de leur capacité à épargner. Une valeur de 100 correspond à sa moyenne de longue période.
Pourquoi le pouvoir d’achat recule-t-il en 2026 ?
Parce que, selon l’Insee, les salaires progressent moins vite que l’inflation pour la première fois depuis 1993. Cette situation touche une large partie des ménages salariés, contrairement au repli de 2025 qui provenait surtout des revenus du capital.
Le climat de l’épargne va-t-il continuer à se dégrader ?
Rien ne permet de l’affirmer à ce stade : après un recul de quatre points en septembre, l’indice reste largement au-dessus de sa moyenne de long terme, ce qui traduit une épargne de précaution encore solide chez les ménages français.
Sources
Boursorama —
MoneyVox —
France Info
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale


























